Travis Barker est de passage à Nancy samedi après midi. Merde, je peux pas y aller. C'est le désespoir total. Le soir même je me console en allant me chercher un sandwich triangle au supermarché du coin. Et qui je vois là : Travis, planqué sous sa casquette. J'y crois pas. Je cours vers lui, en criant "TRAVIIIIIIIIS" toute fofolle. Il me sourit et me fait signe de venir. Les gens crient aussi son nom, se jètent dessus, mais ils savent même pas qui il est. On se barre. On fait trois fois le tour du magasin, on passe par un restaurant, et on attérit dans un hôtel, son hôtel. Les photographes scrutent, ils nous cherchent. On va dans sa chambre, on passe par la fenêtre pour descendre dans la chambre du dessous qui est celle de Tony Parker (j'sais pas c'qu'il foutait là lui). Et on recommençait toujours à passer par les fenêtres, jusqu'à attérir en bas du batîment. On se trouve enfin un coin tranquille. J'ai jamais été aussi heureuse de ma vie. J'lui fais plein de calins, plein de bisous, je le lâche pas une seconde. En plus, il m'adore. On passe un petit moment comme ça tous les deux.
Mais il me dit qu'il doit partir au bout d'un moment... Déception. C'était si court. Je fonds en larmes, lui fais un dernier calin, puis le regarde partir, rattrapé par les journalistes. Il m'a lancé un dernier "passe chez moi quand tu veux".
Putain. C'était le plus beau rêve de ma vie.